4è, séquence IV : le romantisme c’est fantastique !

Ne criez pas au désespoir face à ce jeu de mot Exciting je sais mon humour n’est pas terrible Grimace mais nous allons étudier la symphonie fantastique de Berlioz pour aborder le romantisme en musique Big Smile

Mais moi j’aime beaucoup ce titre, je l’ai emprunté à ma collègue Marie Stéphane, c’est assez subtil comme jeu de mot, bravo à toi…

allez courage plus que 3 mois 2 mois pour supporter mon humour ET répondre à la question à la fin de cette séquence.

Pourquoi cette oeuvre appartient-elle au romantisme ?

  1. Quelques repères historiques

Ainsi le compositeur Hector Berlioz  a écrit la symphonie fantastique.  C’est une oeuvre en 5 mouvements (parties) dans laquelle il exprime son amour pour une comédienne. Cet amour impossible va le hanter pendant 5 années de sa vie et il transcrira dans son œuvre tous ses sentiments:

  • Forme: On parle d’une musique à programme.
  • Procédé d’écriture :Pour évoquer l’amour de cette femme il fera entendre une mélodie ( sorte de ……Leitmotiv !) appellé aussi idée fixe . Cette mélodie apparaîtra tout au long de l’oeuvre…Il changera l’ambiance de son oeuvre…
  • Comment va-t-il faire pour exprimer ses sentiments, son obsession pour cette femme ? il va jouer sur des changements de couleurs instrumentales de l’orchestre au fil de l’oeuvre .
  • Quelle époque ? le romantisme : Mais le romantisme en musique, qu’est ce que c’est ?

C’est une période esthétique où les artistes expriment leur fascination pour l’amour, la mort, la nuit, la nature, les éléments (le feu, les orages…), le rêve et mettent en scène des personnages surnaturels (Faust, Mephistophélès, Samiel…).

Le fantastique se développe aussi au 19e siècle et touche l’opéra et le poème symphonique.

Mais comment reconnaît-on une musique de l’époque romantique ?

  • Par l‘orchestre : A l’époque les cuivres et les percussions prennent une importance plus grande dans l’orchestre symphonique
  • Par l’argument littéraire : Les compositeurs recherchent à exprimer leurs sentiments et leurs émotions.
  • Et comment font-ils ? les compositeurs romantiques mettent en place des contrastes violents ( les nuances très différentes et contrastées). On parle de symphonie à programme.
  • Par Le tempo : Cela s’oppose à l’époque classique qui précède où tout était très carré, fixe. Au 19è, on peut ralentir certains passages, les rendre ainsi plus expressifs, le tempo très changeant (il passe de non mesuré, tempo de marche, accélérations, et des ralentis….)

Et dans l’oeuvre de Berlioz, sa symphonie fantastique ?

On retrouve ces notions ?

Oui à plusieurs niveaux
  • dans l’argumentation

Dans sa symphonie fantastique, Berlioz donne des titres très précis à ses différentes parties

1ère scène : Rêveries, Passions Le musicien est amoureux de la femme qui réunit tous les charmes de l’être idéal que rêvait son imagination. Cette première scène décrit le passage de cet état de rêverie mélancolique, interrompue par quelques accès de joie, à celui d’une passion délirante, avec ses mouvements de fureur, de jalousie, ses retours de tendresse, ses larmes, etc. On connaît pas cette femme elle est liée à une pensée musicale, à une mélodie l’idée fixe.

2ème scène : Un bal L’artiste se trouve dans différents endroits (tumulte d’une fête, foule de gens…) mais l’idée musicale qui représente cette femme ne cesse de le troubler. Il retrouve l’aimée dans un bal au milieu d’une fête brillante….

3ème scène : Scène aux champs.Il se trouve un soir à la campagne. Il est tranquille et apaisé. Il espère bientôt ne plus être seul mais une pensée surgit : et si elle le trompait ? Ce mélange d’espoir et de crainte, ces idées de bonheur troublées forment ce 3ème mouvement Adagio
4ème scène : Marche au supplice. Il est maintenant certain qu’elle ne répondra pas à son amour et qu’elle est incapable de le comprendre. L’artiste s’empoisonne avec de l’opium. Il tombe dans un sommeil accompagné d’horribles visions. Il rêve qu’il a tué celle qu’il aimait, qu’il est condamné, conduit au supplice, et qu’il assiste à sa propre exécution: un cortège s’avance au son d’une marche tantôt sombre, tantôt farouche dans laquelle un bruit sourd de pas se succède. A la fin de la marche les quatre premières mesures de l’idée fixe  réapparaissent comme une dernière pensée d’amour interrompue par le coup fatal.

5ème scène : Songe d’une nuit de Sabbat. Il se voit au sabbat (assemblée nocturne de sorcières, diable…), au milieu d’une troupe affreuse d’ombres, de sorciers, de monstres de toute espèce, réunis pour ses funérailles. La mélodie de l’idée fixe apparaît encore mais elle a perdu son caractère de noblesse , ce n’est plus qu’un air de danse ….où se mêles personnages fantasques, diablotins…jusqu’au glas funèbre du Dies Irae, et ronde de sabbat.
  • Dans l’utilisation de l’orchestre

 

  • Et dans l’emploi de cette mélodie, l’idée fixe pour évoquer la femme aimée à différents passages de sa vie, de son oeuvre et de son obsession.

Mais toutes ces notions sont plus facilement identifiable en musique !

Alors prenons le temps d’écouter plusieurs extraits de cette oeuvre.

imprimantes pour les absents et les enrhumés des doigts de pieds, le cours c’est ici berlioz fantastique cours blog 2013

pour les collègues qui passent sur ce blog soyez sympas, laissez une petite bafouille dans la rubrique who is who….j’ai passé 5 heures à réaliser ce cours orienté HDA pour des élèves pas très motivés en fin d’année CryJe ne vais pas leur présenter ainsi, cela va être imbuvable, Shocked mais répartis en 3 cours ( bien oui la fin d’année arrive…et je n’ai plus que 3 cours avec mes 4è) alors si vous faîtes des modifs, ou si vous l’utilisez …pensez à moi Wink dîtes le moi. Merci.

 

HDAHISTOIRE DES ARTS

 

 

 

 

berlioz

Pour trouver plus d’information sur Berlioz, le site de la BNF ( Bibliothèque Nationale de France) propose un dossier très complet sur ce compositeur et son époque ICI

 

 

 

En cours, nous allons travailler sur une oeuvre de Goya , la ronde de sabbat.

goya portrait

Pour le prochain cours:

Vous devez donc l’imprimer

coller cette feuille dans votre cahier

 

 

larmoyant( et pitié ne me sortez pas votre excuse annualisée… « j’ai pas de cooooooooooooooolle « )

 

 

Prenez plutôt du temps non pas pour me sortir cette excuse à 2 centimes mais pour trouver la date de sa création et le lieu où est exposée cette oeuvre.

goya la ronde de sabbat

Et enfin  répondez aux questions suivantes:

  1. Quel est le sujet de ce tableau ?
  2. Pour qu’elle raison un bouc est représenté au centre de ce tableau ?
  3. Est ce qu’il y a un  jeu de couleur ?

imprimantes

pour les enrhumés des doigts de pieds ( il faut la faire cette excuse au mois de mai ! What) et pour les absents de tous poils : le cours est ici hda berlioz goya blog 2013

Une autre oeuvre exploitable pour votre oral HIstoire des Arts ( le brevet de l’année prochaine….et oui il faut le travaillerElectric Shock maintenant car nous n’y reviendrons pas ! Soyez malin)Grimace

victor hugoLa ronde de Sabbat, Victor Hugo 

« Voyez devant les murs de ce noir monastère 

La lune se voiler, comme pour un mystère ! 

L’esprit de minuit passe, et, répandant l’effroi, 

Douze fois se balance au battant du beffroi. 

Le bruit ébranle l’air, roule, et longtemps encore 

Gronde, comme enfermé sous la cloche sonore, 

Le silence retombe avec l’ombre…Ecoutez ! 

Qui pousse ces clameurs ? qui jette ces clartés ? 

Dieu ! les voûtes, les tours, les portes découpées, 

D’un long réseau de feu semblent enveloppées, 

Et l’on entend l’eau sainte, où trempe un buis bénit, 

Bouillonner à grands flots dans l’urne de granit !… 

A nos patrons du ciel recommandons nos âmes ! 

Parmi les rayons bleus, parmi les rouges flammes, 

Avec des cris, des chants, des soupirs, des abois, 

Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois, 

Les larves, les dragons, les vampires, les gnomes, 

Des monstres dont l’enfer rêve seul les fantômes, 

La sorcière, échappée aux sépulcres déserts, 

Volant sur le bouleau, qui siffle dans les airs,  

Les nécromants, parés de tiares mystiques 

Où brillent flamboyants les mots cabalistiques, 

Et les graves démons, et les lutins rusés, 

Tous, par les toits rompus, par les portails brisés, 

Par les vitraux détruits que mille éclairs sillonnent, 

Entrent dans le vieux cloître où leurs flots tourbillonnent ! 

Debout au milieu d’eux, leur prince Lucifer 

Cache un front de taureau sous la mitre de fer ; 

La chasuble a voilé son aile diaphane, 

Et sur l’autel croulant il pose un pied profane. 

Ô terreur ! Les voilà qui chantent dans ce lieu, 

Où veille incessamment l’oeil éternel de Dieu. 

Les mains cherchent les mains…Soudain la ronde immense 

Comme un ouragan sombre, en tournoyant commence. 

A l’oeil qu n’en pourrait embrasser le contour, 

Chaque hideux convive apparaît à son tour ; 

On croirait voir l’enfer tourner dans les ténèbres 

Son zodiaque affreux, plein de signes funèbres, 

Tous violent, dans le cercle emporté à la fois, 

Satan règle du pied les éclats de leur voix ; 

Et leur pas, ébranlant les arches colossales, 

Troublent les morts couchés sous le pavé des salles. »

BONUS

 lorsque le cinéma s’en mêle: la vie de Goya romancée

 

Pratique Vocale:

Laissons de côté pour une fois les parallèles entre les séquences, les thèmes, l’Hda et chantons une chanson qui n’a rien à voir..

J’aurai pu vous choisir un thème de Berlioz…(ah oui je pouvais Devil) mais ce sera pour l’année prochaine 🙂

julietteJe préfèrerai chanter en cette fin d’année une chanson de Juliette, remplie de jeu de mots et mots d’oiseaux.

C’est une proposition de ma collègue Sophie

( merci à elle..je me lance )

Une réflexion au sujet de « 4è, séquence IV : le romantisme c’est fantastique ! »

  1. Voyez devant les murs de ce noir monastère 
    La lune se voiler, comme pour un mystère ! 
    L’esprit de minuit passe, et, répandant l’effroi, 
    Douze fois se balance au battant du beffroi. 
    Le bruit ébranle l’air, roule, et longtemps encore 
    Gronde, comme enfermé sous la cloche sonore, 
    Le silence retombe avec l’ombre…Ecoutez ! 
    Qui pousse ces clameurs ? qui jette ces clartés ? 
    Dieu ! les voûtes, les tours, les portes découpées, 
    D’un long réseau de feu semblent enveloppées, 
    Et l’on entend l’eau sainte, où trempe un buis bénit, 
    Bouillonner à grands flots dans l’urne de granit !… 
    A nos patrons du ciel recommandons nos âmes ! 
    Parmi les rayons bleus, parmi les rouges flammes, 
    Avec des cris, des chants, des soupirs, des abois, 
    Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois, 
    Les larves, les dragons, les vampires, les gnomes, 
    Des monstres dont l’enfer rêve seul les fantômes, 
    La sorcière, échappée aux sépulcres déserts, 
    Volant sur le bouleau, qui siffle dans les airs,  
    Les nécromants, parés de tiares mystiques 
    Où brillent flamboyants les mots cabalistiques, 
    Et les graves démons, et les lutins rusés, 
    Tous, par les toits rompus, par les portails brisés, 
    Par les vitraux détruits que mille éclairs sillonnent, 
    Entrent dans le vieux cloître où leurs flots tourbillonnent ! 
    Debout au milieu d’eux, leur prince Lucifer 
    Cache un front de taureau sous la mitre de fer ; 
    La chasuble a voilé son aile diaphane, 
    Et sur l’autel croulant il pose un pied profane. 
    Ô terreur ! Les voilà qui chantent dans ce lieu, 
    Où veille incessamment l’oeil éternel de Dieu. 
    Les mains cherchent les mains…Soudain la ronde immense 
    Comme un ouragan sombre, en tournoyant commence. 
    A l’oeil qu n’en pourrait embrasser le contour, 
    Chaque hideux convive apparaît à son tour ; 
    On croirait voir l’enfer tourner dans les ténèbres 
    Son zodiaque affreux, plein de signes funèbres, 
    Tous violent, dans le cercle emporté à la fois, 
    Satan règle du pied les éclats de leur voix ; 
    Et leur pas, ébranlant les arches colossales, 
    Troublent les morts couchés sous le pavé des salles. »
    voila une petite traduction du texte de Mme.cazagou .

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