3è, séquence 1: la musique peut-elle faire passer un message ?

Question: Une oeuvre musicale peut-elle faire passer un message ?

Pour y répondre nous aborderons la notion de création musicale. Nous définirons quel matériau musical utiliser et par quels procédés d’écriture peut on faire passer un message pour évoquer la barbarie des hommes pendant la seconde guerre mondiale.

Objectifs à atteindre :

– En musique : cerner quelques éléments de la musique contemporaine et leurs procédés d’écriture.

– En production personnelle : Créer une oeuvre musicale en binôme qui pourrait vous permettre d ‘aborder autrement le programme d’histoire et notamment la 2è guerre mondiale.

– Pour l’oral du brevet/EPI : la propagande par l’image, travailler sur la formulation , l’aisance à l’oral en présentant votre création et expliquant votre intention.

– En pratique vocale : aborder la chanson engagée .

En compétence du socle communvalidation de la compétence 1 : utiliser des mots précis pour s’exprimer, être sensible aux enjeux esthétiques et littéraires et humains d’un texte littéraire ainsi que la compétence 5 : Etre capable de présenter une œuvre en l’inscrivant dans une période et en expliquant sa portée.

– Et pour finir  et ce n’est pas des moindres : présenter votre oeuvre au  concours du CNRD 2016 -2017. Sachant que l’année dernière ,pour la 2ème année consécutives 4 élèves de Salinis ont été récompensés pour leur création musicale et  ont obtenu le 2è prix et 4è prix en production collective.

A. Activités d’écoute:

  • 1ère oeuvre: le chant du peuple juif assassiné d’Eliane Aberdam.

     

    aberdam elianeUne oeuvre composée sur un poème  écrit en Yiddish « Le Chant du peuple juif assassiné »  d’Isaac Katznelson, 1943,  qui fut déporté de France par le convoi °72 partit de Drancy vers Auschwitz le 29 avril 1944.

    Ce poème écrit, dans le camp de Vittel,  après trois ans de lutte dans le ghetto de Varsovie alors que son épouse et deux de ses fils venaient d’être déportés de Varsovie aux chambres à gaz de Treblinka et que lui-même et son dernier fils allaient connaître le même sort un peu plus tard au mois d’avril.

    Ce sont quinze chants de quinze versets chacun de quatre vers devenant de plus en plus libres donnant la parole aux morts,  transgressant la chronologie, mêlant le présent au passé, le je au tu.

    Ils ont été découverts enterrés sous un arbre, ces chants sont à la fois la voix d’une souffrance personnelle profonde et celle de tout un peuple assassiné, ils ont été mis en musique par Eliane Aberdam.

    Un grand merci à Mme ABERDAM, compositrice et enseignante à l'Université de Rhode Islande pour ses échanges, sa disponibilité et la mise en ligne de son oeuvre. Le partage est une richesse, cultivons-la.

    imprimantesnew_1

     

    Aberdam chant juif du peuple assassiné

    Pour les collègues passant par là, je n'ai pas encore de recul sur ce cours. 
    Mais j'ai eu la chance d'obtenir cette oeuvre par le biais de la compositrice elle-même découvrez ses compositions ICI

 

  • 2ème oeuvre : le chant des marais.

Dès son arrivée au pouvoir Hitler met en place des camps pour interner les opposants politiques. C’est par exemple la création de Dachau ou encore du camp de Borgemoor où la chanson d’aujourd’hui trouvera naissance.
borgermoor

Ce chant est donc créé au tout début du régime nazi, durant l’été́ 1933, dans le camp de concentration de Borgemoor où Les militants communistes sont les premières cibles de la répression, puis tous ceux qui s’opposent pour des raisons politiques ou par convictions religieuses à l’idéologie nazie.

Il ne s’agit pas encore de camps d’extermination tels qu’ils se développeront pendant la Guerre mais la vie y est très dure :Les internés sont tout de suite mis au travail forcé : assèchement de marais pour augmenter la production de blé́ par exemple et le camp lui même  et son expansion.

Les auteurs du chant du marais : Johann Esser (un mineur), Wolgang Langhoff, (un acteur) et Rudi Goguel, (un employé)

Le chant fut exporté en Angleterre par des ex-détenus exilés du camp de Borgermoor, il est repris et adapté par le musicien Hans Eisler pour le chanteur Ernst Busch qui s’engage dans les brigades internationales pendant la Guerre civile espagnole (1936-1939) où la chanson est très populaire chez les volontaires antinazis allemands. En Allemagne, le chant passe de camp en camp et sera même repris par des détenus du camp d’extermination d’Auschwitz.

imprimantes

Les questions: chant des marais travail BLOG 2016

Pour les élèves absents seules les feuille 1 et 2 sont à imprimer: Le_chant_des_marais

Merci à Mme C. Poncelet, professeur relais, pour le musée de la Résistance et de la déportation/Archives départementales du Cher, pour la mise en ligne de ses documents.
  • B. PRATIQUE VOCALE:

Pour commencer cette année scolaire, nous allons poser le contexte historique à l’aide d’une chanson . En effet en ce mois de septembre cette partie du programme d’histoire n’est pas encore abordé.

 

jean ferratNuit et brouillard de Jean Ferrat chanson sortie en 1963

En pleine période rock-yéyé, Jean Ferrat propose une chanson engagée  évoquant l’horreur de la déportation et invoque le devoir de mémoire. La chanson fut censurée , interdite à la radio et à la télévision.

 

lecteurPour répondre à la question :

« Nuit et brouillard » vient de l’allemand « Nacht und Nebel » qui est le nom de code donné à la directive contre les opposants du Reich.

Ces opposants (saboteurs, résistants ou non adhérant à la politique du 3ème Reich) doivent disparaitre dans le secret absolu.

imprimantesnew_1

 

nuit et brouillard blog 2016

C. CONTEXTE HISTORIQUE :

 

Question  « Comment l’ homme a-t-il pu anéantir tout un peuple dans le cadre de la seconde guerre mondiale ? »  

  • En 1933, Hitler arrive au pouvoir en Allemagne. Il veut établir la domination du peuple allemand . Les persécutions des Juifs ont commencées dès l’arrivé du nazisme en Allemagne.

propagande longue vie à l'allemagne

ein volk

  • En 1935, le port de l’étoile jaune est obligatoire ( c’est la Loi de Nuremberg)epi-3

 

EPI PROPAGANDE

PAR LES AFFICHES

affiche-de-vichy-denonciation_youtre_juif

Tchécoslovaquie, 1944. Des enfants portant l'étoile jaune, dans le ghetto de Theresienstadt. © Photothèque CICR (DR) / M. Rossel

  • En 1938, la lettre « J » doit figurer sur leur pièce d’identité.

cinuremberg CI

  • Puis Hitler veut débarrasser l’Europe des peuples qu’il considère comme des « races inférieures », tels que les Juifs et les Tziganes. Il utilise la presse pour manipuler la population ( lisez le sous titre)

epi-3

EPI PROPAGANDE

PAR LA PRESSE

der stümmer

  • En 1940, la politique antisémite les exclus de la société et les prive de tous leurs droits.

Lois-antijuifs

  • Après la conquête de la Pologne, les juifs sont regroupés dans des ghettos (quartiers juifs où ils sont enfermés) beaucoup y meurent de faim ou de maladies.

warsaw2Le ghetto de Varsovie se referme sur 400 000 Juifs sans aucun accès à l’extérieur , et trop peu de nourriture: le but étant d’exploiter une main d’oeuvre et d’amoindrir la révolte.  La sous-nutrition et les mauvais traitements seront les principales causes de mortalités en 6 mois 13000 personnes mourront de faim. 

  • La « solution finale » (1942) planifie le génocide (shoah) des juifs et des autres peuples considérés comme « inférieur » :

camps

  • De 1937 à 1944, il y a de nombreuses rafles de la population comme celle du Vel’ d’hiv à Paris.

 

Drancy

Les juifs sont ensuite conduits vers les camps de concentration dans des wagons à bestiaux. Certains ne survivent pas au trajet tellement les conditions sont dures.

women-concentration

Il y a une première sélection à la sortie des trains : les personnes qui ne sont pas mortes , qui sont les plus vaillantes sont tondues, tatouées et servent de main d’oeuvres, les autres sont exterminés de suite.

femmes au camp

camps2

main d’oeuvre, et mauvais traitement vont les réduire jusqu’à la mort.

block 10

D.  CNRD 2017:

Dans le cadre de nos premiers cours, définissons ensemble le sujet de ce concours CNRD 2016-2017 ( Concours National de la Résistance et de la Déportation) :  La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi.

Qu’est ce que la négation de l’homme  pour vous, adolescent ? la déshumanisation ?

Nous avons échangé à l’oral ces quelques idées:

  • .
  • .
  • .
  • .
  • .

Pour aller plus loin

  • La perte d’identité : un stück.

La déshumanisation volontaire et systématique fait du déporté un « Stück », une « pièce » qui n’est plus que le numéro matricule tatoué, depuis le printemps 1943, sur l’avant-bras gauche des Juifs ou des non-Juifs.

le-tatouage-sur-l-avant-bras-des-deportes-juifs-de-l-Holocauste-indiquait-leur-numero-de-matricule-dans-les_camps-de-concentrations

Notes+triangle_rosePuis les difficultés croissantes d’une année à l’autre dans l’approvisionnement en tissus et treillis utilisés pour les vêtements du camp, obligent les autorités SS à permettre de porter dans les camps de concentration les vêtements civils.

Il réutilise les vêtements civils des Polonais et des Russes, gardés en dépôt ainsi que les affaires des juifs directement gazés à l’arrivée.

camps 3

Les « rayés » ne sont délivrés qu’aux prisonniers employés en dehors du camp pour empêcher les évasions,

Les difficiles conditions de vie : Etant donné le surpeuplement , les vêtements des prisonniers sont déchirés, sales, infestés de poux, souvent souillés d’excréments et d’urine, puants et repoussants. Les détenus ne changent pas leur tenue durant des semaines, voire des mois…

ein lausLes seuls qui portent des « rayés » propres sont ceux qui, pendant le travail sont directement en contact avec les SS, car ces derniers ont une peur panique des poux porteurs de typhus.

 

 

 

En plus des mauvais traitements, les déportés subissent la désinfection: les épouillages « Entlausung » , les  baraques sont  désinfectées  au zyclon B et qu’on trempe le linge et les vêtements dans des cuves qui contiennent une solution de zyclon.

Les chaussures quand elles existent créent  des blessures purulentes qui se cicatrisent difficilement de par les conditions d’hygiène, de froid et de mauvais traitement et sont souvent la cause indirecte de la mort de milliers de déportés.  Les blessures aux membres inférieurs sont souvent prétexte pour qualifier le déporté d’inutile et d’inapte au travail, ce qui signifie pour lui la mort.

  • Déshumaniser les gens les rend plus faciles à exploiter , à tuer : 

Rendre la  votre victime moins humaine est certainement bon pour la propagande. Cela aide également à convaincre vos propres soldats et bureaucrates que ceux qu’ils tuent ne sont pas aussi humains qu’eux, qu’ils sont donc dangereux et ne méritent pas de vivre.

Le travail  devait nuire aux prisonniers, briser leur résistance. Ce n’était pas un moyen de survie, mais une arme du pouvoir absolu et de la terreur. boris-Taslitzky-dessins-guerre-1944-Buchenwald camarades fatigués

 

 

 

 

 

 

 Beaucoup meurent d’épuisement.

travail forcé

  • Travail forcé pour des hommes sous-nourris, travaux avilissants pour les Juifs et particulièrement abrutissants, épuisants, dans le cadre de l’extermination par le travail, Vernichtung durch Arbeit. Les « juifs du labeur » sont utilisés pour les routes, les constructions, les mines, les carrières, creuser des canaux, construire des voies ferrées.

travail forcé 2

  • Déshumaniser et induire les mauvais traitements et la torture :

Pendant de nombreuses années les rescapés n’ont pas pu parler de leurs souffrances subies, de la mort si souvent frôlées , de la faim. Ils ont essayé de prendre goût à la vie avec en eux cette terrible souffrance vécue.boris-Taslitzky-dessins-guerre-1944-Buchenwald- depression

C’est seulement quand ils ont éprouvé le besoin de transmettre le devoir de mémoire, pour que la jeune génération sache qu’ils ont peu à peu parlé.

E. CREER POUR TRANSMETTRE UN MESSAGE:

audacity lienDans le cadre de ce cours, vous allez utiliser le programme Audacity en salle informatique, et créer une oeuvre par binôme.

Votre oeuvre devra s’appuyer sur :

  • Des phrases extraites de récits des personnes rescapées évoquant le sentiment de ne plus être considéré comme des humains, d’avoir perdus leurs repères..
  • Un extrait de l’oeuvre écoutée en cours ( au choix: le chant du peuple juif assassiné d’Eliane Aberdam ou le chant des marais)
  • Et comporter une progression musicale au fil de votre oeuvre. Permettant d’évoquer 2 climats différents: Le premier l’univers concentrationnaire ou  la sortie de ces camps ( la marche de la mort , les souvenirs des rescapés, l’horreur subie et la difficulté à en parler  et le  message que vous voudriez apporter en tant qu’adolescent après avoir travaillé sur cette création.

écoute 7Votre création sera évaluée par un camarade

Puis je choisirai parmi toutes vos créations celles qui représenteront votre classe.

Puis elles seront soumises au vote ( des parents, des collègues, des membres de l’administration )  via l’ENT

Ensuite les créations sélectionnées ( deux par classe ) seront envoyées à l’inspection académique pour une sélection départementale au concours national de la résistance et de la déportation.

F. BANQUE DE SONS: 

 

memorial-de-la-shoahG. TEMOIGNAGES DES RESCAPES :  le travail remarquable du Mémorial de la Shoah.

 

arobase ecritAfin de palier les problèmes de débit en salle informatique lors de votre travail de recherche, ces vidéos seront ( très prochainement ) sur le réseau ENT de votre établissement.

 

Pour la semaine prochaine :

  1. Lisez les biographies de ces personnes rescapées.
  2. Choisissez en une, notez son nom sur votre cahier.
  3. Parfait : lors du prochain cours vous travaillerez avec votre binôme sur l’entretien audiovisuel de ces rescapés.
  • Le témoignage de SARAH MONTARD, sarah montardévadée à 14 ans du Vél’ d’Hiv’, déportée à Auschwitz-Birkenau à 16 ans.                                      

    ICI

  • Biographie de Sarah MONTARD : 
    
    Sarah Lichtsztejn-Montard, est née le 16 mars 1928 en Pologne. Ses parents et elle immigrent en France en 1930. Ils vivent à Paris, dans le XXe arrondissement, un quartier très pauvre. La mère de Sarah est couturière ; son père, un intellectuel, fait des petits boulots, sans être déclaré, et est souvent expulsé de France où il revient clandestinement. Sarah entre à l’école communale puis au lycée. C’est une bonne élève.
    
    Pendant la seconde guerre mondiale, Sarah est arrêtée avec sa mère, une première fois, le 16 juillet 1942. Elles sont emmenées au Vél’ d’Hiv’ d’où elles s’évadent. Elles sont cachées dans Paris où se cache également le père de Sarah, arrêté en juillet 1941 et évadé du camp de Pithiviers (Loiret).
    
    Sarah et sa mère sont de nouveau arrêtées, sur dénonciation, le 24 mai 1944 et déportées à Birkenau le 30 mai. Elles restent ensemble six mois environ, travaillant très dur : construction de routes, de canaux de drainage, transport de rails... Puis Sarah est séparée de sa mère et envoyée au camp des hommes à Auschwitz, où elle restera jusqu’au 18 janvier 1945, date de l’évacuation du camp à l’approche de l’Armée Rouge. Commence "la marche de la mort" pendant laquelle Sarah retrouve sa mère.
    
    Après trois jours de marche et cinq jours dans des wagons à charbon découverts, elles arrivent au camp de Bergen-Belsen, où l’on vit dans des conditions inhumaines. Sarah a le typhus mais sa mère la sauve. Elles sont libérées le 15 avril 1945 par l’armée anglaise, et rapatriées à Paris le 24 mai 1945, un an jour pour jour après leur arrestation. 
    
    Sarah a repris ses études et a trouvé du travail, mais c’est seulement quand elle s’est mariée et a eu des enfants qu’elle a pu recommencer à mener une vie « normale ». Depuis 1985, Sarah témoigne dans les classes pour y diffuser un message de tolérance et de respect de tout être humain.  
    
    Sarah a publié un livre intitulé : « Chassez les papillons noirs  ».
    
    Chassez les papillons noirs, Sarah Montard

 

  • Le témoignage de Nadine Heftler, nadine Heftlerdéportée à 15 ans, avec ses parents, à Auschwitz-Birkenau.  ICI

Biographie  de Nadine Heftler: déportée à 15 ans, avec ses parents à Auschwitz-Birkenau, seule survivante. 
Née le 22 juillet 1928, Nadine Heftler, élève de troisième, se consacre à ses études au lycée de jeunes filles de Lyon.


Le 13 mai 1944, suite à une dénonciation, elle est arrêtée avec son père et sa mère. Parce que Juifs, ils sont conduits à la prison de la ville puis à Drancy. 
Le 30 mai, commence un très éprouvant voyage à destination d’Auschwitz-Birkenau où son père est assassiné, dès l’arrivée, comme l’immense majorité des déportés du convoi.


Après humiliations et tatouages, Nadine et sa mère sont affectées à des travaux extérieurs. Elles souffrent de la faim, de la soif, du froid, et s’épuisent rapidement. La maman de Nadine, blessée, entre à l’infirmerie mais est rapidement sélectionnée pour la chambre à gaz et assassinée.

Nadine, désormais seule, refuse de se laisser abattre, échappe de justesse à une sélection, se retrouve dans un bloc d’enfants destinés aux expériences médicales, elle y échappe, puis travaille dans une usine de fabrication d’obus. 

Le 18 janvier 1945, elle participe à la Marche de la mort qui la conduit à Ravensbrück où une doctoresse yougoslave la protège. Début mai 1945, après une nouvelle marche, elle est libérée par les Américains. Sa chère Estelle, son amie du camp, vient de mourir d’épuisement.

De retour en France, orpheline, elle met plus de deux ans à recouvrer la santé, reprend ses études et devient médecin. 


Nadine Heftler est l’auteure de : "Si tu t’en sors … Auschwitz, 1944-1945" .
Si tu t’en sors... : Auschwitz, 1944-1945, Nadine Heftler
  • Le témoignage de Jean-Louis Steinberg, Jean-Louis Steinberg,résistant, déporté à 22 ans, avec ses parents et son frère à Auschwitz.  ICI

Biographie de Jean-Louis STEINBERG :

Né à Paris le 7 juin 1922, Jean-Louis Steinberg, était depuis 1941, résistant communiste et, en 1944, étudiant à la faculté des Sciences de Paris grâce au fait que son père avait été blessé et décoré pendant la guerre de 1914-1918. Sa mère, d’origine alsacienne était bachelière. 
Le 18 juin 1944, Jean-Louis, ses parents et son frère Claude ont été arrêtés parce que considérés comme de "race juive" par l’Allemagne nazie et le régime de Vichy. D’abord internés à Drancy, ils ont été déportés le 30 juin1944 par le convoi n°76.  Sa mère et son père ont été gazés à Auschwitz, son frère est mort d’épuisement, Jean-Louis a tout d’abord travaillé dans des conditions qui ne lui laissaient aucune chance de survie mais, grâce au contact établi par Alfred avec le réseau de résistance communiste du camp, il a été affecté à un atelier où il est devenu serrurier. Lors de l’évacuation du camp d’Auschwitz, une "marche de la mort" jusqu’à Gleiwitz, puis les transports jusqu’à Dora l’ont conduit jusqu’aux limites de l’épuisement. Fin avril 1945, il a été libéré par la 9ème armée américaine. De retour à Paris, il s’est marié avec Madeleine et a réussi une brillante carrière d’astrophysicien. Jean-Louis Steinberg témoigne pour que les jeunes générations sachent à quoi peuvent conduire les dictatures, tous les racismes, et en particulier l’antisémitisme, il dit aussi qu’il est toujours possible d’aider les persécutés. Il est, avec Daniel Périer, l’auteur du livre : "Des quatre, un seul est rentré" .  Jean-Louis Steinberg, Des quatre, un seul est rentré : la destruction d’une famille en 1940-1945
  • Le témoignage d’Isabelle Choko,isabelle choko enfermée à 12 ans dans le ghetto de Lodz en Pologne, puis déportée à Auschwitz-Birkenau.              ICI

BIOGRAPHIE Isabelle CHOKO : 
Izabela Choko est née à Lodz, le 18 septembre 1928, de parents juifs polonais, Hersz-Motel Sztrauch et Jenta Galewska. Ils étaient pharmaciens. Fille unique, très entourée et choyée, elle a été enfermée, avec toute sa famille, dans le ghetto de Lodz, dès le début de l’occupation militaire allemande, en 1940. Ce quartier fermé est devenu le premier lieu de concentration des Juifs. 
Elle a été contrainte de porter deux étoiles jaunes et de travailler, à 11 ans, ainsi que sa mère dont la pharmacie avait été spoliée (confisquée). Elle a vu son père, à bout de forces, mourir en février 1942. 
Pour tenter d’échapper à la déportation, sa mère et elle se sont cachées mais elles ont été découvertes et déportées à Auschwitz-Birkenau, en août 1944, puis dans le camp de travail de Celle, près de Hanovre, et dans le camp-mouroir de Bergen-Belsen, où elle a attrapé le typhus. Elle a vu sa mère mourir d’épuisement.  Libérée par l’armée anglaise, en avril 1945, elle ne pesait plus que 25 kg. Agée de 16 ans, orpheline, elle a choisi de venir vivre en France, où elle commenca sa deuxième vie. Isabelle CHOKO est l’auteure de : « Mes deux vies ». et "La jeune fille aux yeux bleux" Mes deux vies et La jeune fille aux yeux bleus, Isabelle Choko, 2004

H. CREATIONS REALISEES PAR LES ELEVES DE 3èmes du collège Salinis

Trouvez ci-dessous quelques exemples de créations très réussies de part l’attention apportée, la qualité des enregistrements des voix ainsi que les procédés d’écriture utilisés par ces élèves.

Vous m’avez impressionnée. Bravo.